RECYCLER SON TELEPHONE USAGE, PETIT GESTE
GAGNANT POUR LA PLANETE
Objet de consommation courante, qui s'est
banalisé ces dix dernières années, le téléphone portable se renouvelle
aisément. En moyenne nous accumulons 5 téléphones, et les modèles anciens se
retrouvent souvent au fond des tiroirs.
Si l'on change de portable tous les 18 mois,
bien peu de Français destinent aujourd'hui leur ancien téléphone au
retraitement. Selon des études des fabricants , moins de 5 % des Français
envoient ainsi leurs portables au recyclage, la majorité (44 %) le laissent
dans un tiroir, le reste des téléphones est donné ou revendu, quand ces
derniers ne sont pas directement jetés. Il existe pourtant des solutions pour
recycler son ancien mobile.
Depuis quelques années, 85 à 90% en moyenne
des composants d'un mobile sont recyclables. Parmi les matériaux présents dans
un mobile, on trouve le plastique de la coque et des touches, qui représente 63
% des matériaux d'un portable. Ensuite, on trouve en petite quantité différents
métaux : le nickel, le zinc, le cuivre, le cadmium, le fer, le lithium ou
encore le plomb. Certains de ces composants sont toxiques et susceptibles de
polluer la nature s'ils sont abandonnés, c'est pourquoi leur traitement est
nécessaire.
Recycler son téléphone usagé permettrait des
économies importantes sur les matières premières notamment, et sur l'impact
néfaste pour la planète. Les fabricants n’étant pas mis au vert, concevoir un
portable nécessitera entre 500 et 1000 composants électroniques, à bases de
minerais précieux aux ressources épuisables (or, cuivre, argent...). Environ 74
% d'entre nous (selon une étude Nokia portant sur 13 pays), ne pensent pas au
recyclage de leur téléphone. Ce qui représente une très grosse part de la
population.
WWF (organisme reconnu pour la défense de
l'environnement)et Nokia ont mis en place un processus de récupération de
portables pour recyclage dans 85 pays, et prochainement dans les 150 pays où la
marque est présente. Pour chaque portable récupéré avant la fin du premier
trimestre 2009, Nokia France versera 5 euros au WWF. Un portable, c'est
l'équivalent de 15 mètres carré de forêts alluviales préservées ou 5 mètres
carré de vases de l'estuaire d'un fleuve.
Pour se conformer à la loi, les opérateurs ont
mis en place une filière de retraitement. D'après l'Association Française des
Opérateurs de Mobile, il existerait en France plus de 2000 points de collecte.
Il est donc possible de rapporter son ancien portable au magasin, qui lui même
va se charger de l'envoyer à un organisme agrée pour recycler. En 2007, SFR a
ainsi récupéré près de 160 000 téléphones en boutique...
La première étape du retraitement d'un mobile
consiste à savoir si le téléphone est dans un état suffisant pour pouvoir être
vendu d'occasion dans certains pays en développement, où il sera réutilisé. Les
portables qui ne sont plus en état seront envoyés en filière de retraitement,
conformément à la réglementation sur les Déchets d'Equipements Electriques et
Electroniques, pour laquelle une éco-participation est présente lors de l'achat
d'un produit.
À partir de 2009, les batteries seront broyées
et les différents matériaux séparés pour être réemployés. Ainsi le cuivre
servira à fabriquer des tuyaux, le cadmium présent dans les batteries sera de
nouveau employé pour fabriquer des accumulateurs (appareil destiné à accumuler
de l'energie electrique). Le fer, le cuivre et le zinc seront revendus à des
industries qui les transformerons en bouilloires, bancs publics ou en
instruments de musique. En revanche, ce qui ne peut être utilisé est brûlé pour
produire de l'énergie. Selon Nokia, la généralisation du recyclage de portable
permettrait à l'échelle de la planète, et si tous les consommateurs recyclent
au moins l'un de leur appareil, de récupérer quelques 240 000 tonnes de
matières premières.
RECYCLER LES EMBALLAGES EN PET
Les bouteilles vides sont un poids, on ne sait
qu’en faire. Une étude Suisse démontre que recycler le Polyethylène (Plastique
Transparent) permet de protéger l’environnement. En effet collecter le PET*
signifie réduire la production de CO2 et ménager les ressources non
renouvelables.
Recycler le PET*, c'est réduire les émissions
de gaz à effets de serre (CO2, méthane, gaz hilarant etautres gaz exerçant une
influence sur le climat). Chaque kilogramme de PET* recyclé évite la production
de trois kilos de gaz à effet de serre. En Suisse, le recyclage du PET* a ainsi
permis d’éviter l’année dernière la production de 112 500 tonnes de gaz à effet
de serre (principalement du CO2), soit l'équivalent de la production de 30 000
ménages ou de 27 000 voitures sur une année.
Collecter le PET*, c’est économiser de
l’énergie. Si les nouveaux produits sont fabriqués avec du PET recyclé, cela
permet d’économiser 50 % d’énergie ou 42 millions de litres de pétrole.
Collecter le PET*, c’est ménager les
ressources non renouvelables. Le PET* est tiré à 100 % de pétrole ou de gaz
naturel. Le recyclage du PET ménage ces ressources non renouvelables qui
diminuent progressivement et dont le prix augmente en conséquence. Le PET*
recyclé permet non seulement de fabriquer de nouvelles bouteilles, mais aussi
d’autres produits de qualité supérieure, tels que des polaires, des tentes, des
sacs à dos, du rembourrages pour mobilier, des feuilles et des rubans
d’emballage.
Collecter le PET*, c’est plus écologique
qu’incinérer.
*Le PET (Polyéthylène Téréphtalate) est un
plastique très rigide et parfaitement transparent. Il est apprécié dans
l'emballage parce qu'il permet la bonne visibilité des produits.
REUTILISER ET RECYCLER LES AMPOULES BASSE
CONSOMMATION
Campagne de sensibilisation originale du
quotidien anglophone Khaleej Times. La photo porte cette légende : "La
batterie de votre mobile peut contaminer 600.000 litres d'eau. Ne la jetez pas.
Donnez-la à recycler."
Les lampes basses consommation, à LEDs ou les
tubes fluorescents, portent le symbole Logo poubelle barree ce qui signifie
qu’ils doivent être rapportés en magasin et déposés dans des boites de
collecte, ou déposés en déchetterie.
Mais il faut faire attention à ne pas les
casser en séparant les tubes des ampoules, ils contiennent des produits
toxiques.
Contrairement, pour se débarrasser des
ampoules traditionnelles il faut les jeter dans les poubelles ménagères.
Le recyclage est pratiqué par Recyclum,
éco-organisme à but non lucratif agréé par les pouvoirs publics et financé lors
de l’achat d’une ampoule neuve par l'eco-contribution.
REUTILISER LES FLACONS POMPE, économique et
écologique
Sur une année, une famille consomme plusieurs
litres de savon liquide. Choisir du savon bio concentré et présenté en grand
flaconnage permet de réduire les déchets. Astucieux aussi, le ré-emploi des
pompes permet de doser juste l'essentiel.
L’association Ekologeek insiste chaque jour
sur des conseils de bon sens, des gestes simples pour préserver notre planète.
Aujourd'hui, elle se concentre sur la réutilisation du flacon pompe.
RÉUTILISER LES RASOIRS JETABLES
Un appareil a été crée aux Etats-Unis, il est
destiné à ré-aiguiser les lames des rasoirs jetables: pour 20 dollars, soit 13
euros. Cependant il est victime de son succès et est déjà en rupture de stock.
On note tout de même que cet appareil n’a pas
été testé officiellement et ne fait donc pas l’objet d’avis professionnels.
RECYCLER LE TEXTILE
Chaque français produit 17 kilos de textile
par an dont 9 kilos de vêtements et 2 kilos de chaussures. Alors comment
recycler chaque année 700 000 tonnes de textiles ? (Sachant que ce chiffre est
en constante progression).
Pour l'instant, seulement 105 000 tonnes
environ sont collectées dont 50 % sont réutilisés dans les pays en voie de
développement, 20 % sont transformés en chiffons,10 % sont destinés à la
cartonnerie, 8 % à l’effilochage et 12 % sont détruits
Sur l'impulsion d'Emmaüs, une taxe dite
"Taxe Emmaüs" a été votée par le parlement en 2006, et une
contribution environnementale textile a été mise en place par décret,
l'objectif etant désormais de 120 000 tonnes en 2012.
Les entrepreneurs de la filière ont crée
Eco-TLC (TLC pour textiles, linges et chaussures) un éco-organisme, celui-ci
est chargé de récupérer la contribution des metteurs sur le marché, estimée à
10 millions d'euros par an ( on y retrouve les majeurs de la distribution
textile : la
Redoute, Décathlon, Carrefour, Auchan, ....),
et de la verser aux associations caritatives et aux sociétés privées
spécialisées dans le tri et le recyclage des déchets textiles.
RECYCLAGE : UNE SOLUTION CONTRE LES PILES
On le sait, les piles, bien pratiques au
quotidien, sont un poids pour l’environnement.
Sur 27 000 tonnes de piles, un tiers seulement
est collecté en vue du recyclage.
Le marché des piles en France, c'est 600
millions d'unités vendues chaque année représentant 25 000 Tonnes et 0.5 % des
déchets ménagers.
Il faut 50 fois plus d'énergie pour fabriquer
une pile alcaline que ce qu'elle fournira pendant toute sa durée de vie.
Une pile bouton au mercure jetée dans la
nature pollue 1 mètre cube de terre et 1000 mètre cube d’eau pendant cinquante
ans
Environ 2/3 des piles sont encore jetées dans
les poubelles ou dans la nature alors que leur récupération est une obligation
légale en France depuis 1999.
Quelques conseils pratiques
Penser à utiliser des piles rechargeables. Il
y a 2 types de piles rechargeables :
1 - les NiCd (nickel-cadmium)
2 - NiMH (Nickel-Métal-Hydrure)
Les premières sont plus toxiques pour
l’environnement, elles contiennent beaucoup plus de cadmium, et elles ont une
autonomie et durée de vie plus réduites.
Les NiMH sont donc les piles rechargeables à
privilégier. Elles permettent une économie considérable : 3€ par an avec une
durée de vie de 10 ans pour le chargeur, avec des piles rechargeables, contre
plus de 100€ par an, avec des piles jetables.
La protection de l’écosystème est aussi une
affaire de comportements individuels. C’est un petit guide des bons réflexes à
acquérir. Quand nous consommons, nous devons nous interroger sur la pertinence
écologique de nos choix.
En 2005, la Fondation Nicolas Hulot a lancé le Défi pour la Terre. L’objectif
était d’inviter chaque Français à adopter des gestes éco citoyens dans sa vie
quotidienne. Conduire en souplesse pour consommer moins, trier au mieux ses
déchets pour favoriser le recyclage, fermer le robinet quand on se lave les
dents pour économiser l’eau et l’énergie… Autant de bonnes résolutions qui, à
l’échelle d’un pays, contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de
serre et donc le réchauffement climatique.
Des liens utiles:
2- Weclean, première application mobilecollaborative de collecte des déchets en Tunisie
9 nouveaux projets soutenus par le Programme des Investissements d’Avenir
9 nouveaux projets soutenus par le Programme des Investissements d’Avenir
Ségolène ROYAL, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Emmanuel MACRON, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et Louis SCHWEITZER, commissaire général à l’Investissement annoncent 9 nouveaux projets industriels innovants de recyclage, de valorisation des déchets et d’écologie industrielle, retenus par l’ADEME dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA).
Le volet « Economie Circulaire » du Programme des Investissements d’Avenir a déjà permis de soutenir, depuis 2011, une douzaine de projets portant sur le recyclage des pneumatiques, des batteries li-ion, des plastiques composites, la méthanisation et la dépollution des sols.
A travers ce soutien, l’Etat accompagne les acteurs industriels dans la transition vers une économie circulaire, objectif inscrit dans le projet de loi de transition énergétique pour la croissante verte. Il s’agit de faire mieux avec moins : moins de ressources, moins de dépendance à la fluctuation des coûts de matières premières et des filières industrielles renforcées. Par ailleurs, ces nouvelles offres sont créatrices d’emplois, majoritairement industriels, portés par des PME. Parmi les 15 entreprises soutenues dans le cadre de ces 9 projets, 11 sont des PME.
Recyclage et valorisation, des filières industrielles stratégiques
L’économie française est toujours fortement dépendante de ressources importées. Le recyclage et la valorisation des déchets présentent à la fois des bénéfices économiques et environnementaux, sources de croissance verte et d’emplois non délocalisables :
- le recyclage des déchets est un moyen d’assurer l’approvisionnement de nos industries en matières premières – dont les métaux stratégiques – et diminue les prélèvements de matières premières vierges ;
- le recyclage favorise la réintégration des matières dans le cycle économique et réduit ainsi le volume mis en décharge ;
- l’utilisation des déchets résiduels comme source d’énergie permet de diminuer le recours aux ressources fossiles importées.
Le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe un objectif de valorisation de 65% des déchets à l’horizon 2025. Le plan industriel « recyclage et matériaux verts » de la nouvelle France industrielle a pour but de développer des solutions industrielles innovantes de recyclage des déchets. Ces neuf nouveaux projets de recyclage et de valorisation de déchets et d’écologie industrielle aujourd’hui soutenus par l’Etat, participeront à l’atteinte de ces objectifs, en testant et validant des solutions innovantes et économiquement porteuses.
Une dizaine d’autres projets sont actuellement en cours d’instruction ou de contractualisation. Un nouvel appel à projets sur la thématique de l’économie circulaire sera publié d’ici l’été.
MACHAON : recycler des plastiques souples
250 000 tonnes de déchets de plastiques souples (sacs plastiques, sacs des collectes sélectives, bâches, blisters, enveloppes de packs de boissons..) se trouvent aujourd’hui dans les ordures ménagères et les déchets d’activités économiques en France. Ces déchets sont actuellement enfouis ou incinérés dans leur très grande majorité.
Le projet MACHAON permettra le déploiement et l’amélioration d’un procédé de transformation de ces films plastiques. Les granulés de polyéthylène recyclé serviront notamment à la fabrication de sacs poubelle. L’usine, située en Champagne-Ardenne, aura la capacité de traiter 15 000 t/an de déchets. L’installation permettra de structurer à long terme une filière « recyclage de plastique souple ménager » et de créer une trentaine d’emplois.
HPI PVB : régénérer le PVB (Polyvinyl Butyral)
Le PVB est une matière plastique utilisée – entre autres – dans la conception des pare-brise automobiles, et dont le taux de recyclage est actuellement quasiment nul. Ainsi, chaque année, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de PVB sont mises en décharge.
Le projet HPI PVB a pour objectif l’élaboration d’un procédé innovant de régénération de ce matériau dont les propriétés physiques intéressent un grand nombre d’acteurs de la plasturgie. En testant la compatibilité du PVB dans diverses applications, en complément ou en substitution à d’autres résines, le projet contribuera à développer une filière de reprise des déchets de PVB en améliorant le taux de recyclage des véhicules hors d’usage et en évitant l’enfouissement de la matière. La matière recyclée pourra être incorporée dans une large gamme de produits où les propriétés du PVB apporteront un avantage technique significatif.
MOTION : éco concevoir et recycler des outillages de verrerie
L’industrie française et celle des arts de la table en particulier souffrent de la crise économique et de la concurrence des pays hors Europe. Les outillages de verrerie représentent 5 à 15% du coût final des articles en verre. Ils contribuent fortement à la qualité des produits et représentent un levier de compétitivité non négligeable pour la filière.
Le projet MOTION propose d’appliquer des solutions d’éco-conception sur tout le cycle de vie des outillages de verrerie : utilisation de matières recyclées et réduction de la consommation de matériaux nobles en phase de fabrication ; optimisation de leur usage ; valorisation des outillages usagés. L’objectif est au final, de produire moins de déchets, de réduire les impacts environnementaux sur toute la vie des outils et de réduire d’environ 25% la part du coût de l’outillage dans le coût de revient d’un article.
ARKOMETHA : valoriser les déchets organiques
La méthanisation est une voie privilégiée de traitement des déchets organiques. Le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) lancé en mars 2013 par le gouvernement tend à favoriser le développement d’une filière française intégrant l’activité agricole avec comme objectif la conservation de l’azote. En effet, la méthanisation des substrats de ferme, des bio-déchets et des déchets de l’industrie agroalimentaire représente un fort potentiel de production d’énergie (biogaz) et de restitution de matière au sol, notamment de l’azote minéralisé.
Le projet ARKOMETHA ambitionne le développement d’une filière de méthanisation reposant sur une innovation technologique en rupture avec les procédés conventionnels : la méthanisation par voie épaisse, qui repose sur l’injection modulée de biogaz dans le réacteur en fonction de la viscosité et la gestion compartimentée des milieux de fermentation. Le développement de cette innovation française, exportable et compétitive, permettra la création d’unités de méthanisation plus rentables et qui contribueront à la production d’énergie renouvelable tout en réduisant l’utilisation d’engrais de synthèse.
DELION France : recycler des papiers complexes à recycler
Ce projet remet en activité le site industriel de Voreppe (Isère) et met en œuvre une première mondiale.
L’objectif est de recycler des papiers ayant subi des traitements spécifiques (glassine, REH) afin de résister à l’humidité ou à des colles : affiches, étiquettes, dos d’autocollants. DELION France fabriquera à partir de ces déchets une pâte cellulosique marchande de haute qualité, en substitution à de la pâte vierge fabriquée à partir d’eucalyptus. Cette pâte sera revendue à des industriels du secteur de l’hygiène et de l’emballage mais également à des producteurs de papier. Les boues issues du processus de recyclage ainsi que les papiers collectés mais indésirables pour le traitement seront utilisés pour fabriquer notamment des panneaux d’isolation dans le bâtiment. D’une capacité de production de 140 000 tonnes de pâte dans un premier temps, le site créera près de 70 emplois à court terme et 130 à moyen terme.
SOLOVER : recycler le verre plat
En complément des lignes de tri du verre creux (bouteilles) dont elle dispose, l’entreprise SOLOVER construira sur son site de Saint-Romain-le-Puy une ligne innovante capable de trier le verre plat issu notamment des secteurs de l’automobile et du bâtiment pour en améliorer la valorisation sur les plans technique et économique. En particulier, ce projet permettra de fournir de la matière issue de déchets pour des débouchés à plus haute valeur ajoutée en obtenant un verre blanc d’excellente qualité, capable d’être incorporé comme matière première par l’industrie du verre plat, particulièrement exigeante.
Pour atteindre le niveau de qualité escompté, des technologies de tri spécifiques seront développées et leur mise en œuvre particulièrement optimisée.
UEX 2 : traiter et valoriser des batteries lithium de véhicules électriques et hybrides.
Le projet UEX2 permettra de diagnostiquer les batteries en entrée de procédé, de traiter ces batteries afin de valoriser les matières contenues tout en limitant les consommations d’énergie et les impacts sur l’environnement, afin de proposer un produit nouveau à valeur ajoutée sur le marché (batterie de seconde vie). Cette évolution du rôle du recycleur en producteur de batteries est rendue possible grâce à un partenariat complémentaire SNAM-CEA, à un haut niveau de qualité du procédé, et à une valorisation importante des matières premières issues de celui-ci. Le couplage pyrolyse-hydrométallurgie, unique au monde, s’appuiera sur deux sites de SNAM, pérennisant et renforçant les emplois tout en développant un gisement de ressources stratégiques.
PRITE : recyclage et valorisation de déchets caoutchouteux
STC recycle et réutilise des rebuts issus de plusieurs secteurs industriels français (2 300T pour 2014 de chutes de nitrile, de butyle, de latex, etc.) dans ses différents produits (ex. des matelas pour vaches, comme constituants du garnissage moelleux). Le projet PRITE présente plusieurs objectifs, tous conçus pour exploiter des gisements de déchets existant et les transformer en produits commercialisables :
- structurer la chaîne de valeur complète de la production de tapis pour vaches aujourd’hui importés, grâce à un procédé inédit de vulcanisation du caoutchouc (à partir de pneus usagés) et un partenariat couvrant la filière,
- développer un procédé de découpe par jet d’eau haute pression de caoutchouc armé et usagé (bandes de convoyages usagées),
- identifier la formulation adéquate et le procédé adapté à la pulvérisation de copolymères sur des surfaces élastomères recyclées à l’échelle industrielle,
- déployer une machine spéciale (avec découpe et couture en continu) pour la fabrication industrielle de sacs de lestage à ensilage contenant des poudrettes de caoutchoucs recyclés.
CYCLAPROVE : valoriser des déchets organiques par l’insecte
Les producteurs de déchets organiques (biodéchets) ont actuellement le choix entre deux filières de valorisation : énergétique (méthanisation) ou organique (compostage). CYCLAPROVE ambitionne d’ouvrir une troisième voie : la valorisation matière par l’insecte, recyclant les biodéchets en protéines, huiles et autres dérivés d’insectes.
A terme, c’est environ 13 000t/an de biodéchets qui seront valorisés dans chaque unité, produisant de nouvelles matières premières, sans peser sur l’occupation des sols. Les protéines et huiles répondront à une demande nationale pour l’alimentation animale en forte croissance, et viendront en substitution de produits importés ou non durables comme les farines de poisson. Le fractionnement des dérivés d’insectes permet d’obtenir de nombreux sous-produits à forte valeur ajoutée (comme la chitine) utiles au développement de la chimie verte (biocarburants, colles, chitosan, etc.). Enfin, les déjections d’insectes fixent l’azote résiduel dans un fertilisant organique directement utilisable pour l’agriculture biologique.
CYCLAPROVE contribue ainsi à la création d’une offre innovante de valorisation des biodéchets et au développement d’une véritable filière française de l’entomoculture industrielle.
Ségolène ROYAL, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Emmanuel MACRON, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et Louis SCHWEITZER, commissaire général à l’Investissement annoncent 9 nouveaux projets industriels innovants de recyclage, de valorisation des déchets et d’écologie industrielle, retenus par l’ADEME dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA).
Le volet « Economie Circulaire » du Programme des Investissements d’Avenir a déjà permis de soutenir, depuis 2011, une douzaine de projets portant sur le recyclage des pneumatiques, des batteries li-ion, des plastiques composites, la méthanisation et la dépollution des sols.
A travers ce soutien, l’Etat accompagne les acteurs industriels dans la transition vers une économie circulaire, objectif inscrit dans le projet de loi de transition énergétique pour la croissante verte. Il s’agit de faire mieux avec moins : moins de ressources, moins de dépendance à la fluctuation des coûts de matières premières et des filières industrielles renforcées. Par ailleurs, ces nouvelles offres sont créatrices d’emplois, majoritairement industriels, portés par des PME. Parmi les 15 entreprises soutenues dans le cadre de ces 9 projets, 11 sont des PME.
Recyclage et valorisation, des filières industrielles stratégiques
L’économie française est toujours fortement dépendante de ressources importées. Le recyclage et la valorisation des déchets présentent à la fois des bénéfices économiques et environnementaux, sources de croissance verte et d’emplois non délocalisables :
- le recyclage des déchets est un moyen d’assurer l’approvisionnement de nos industries en matières premières – dont les métaux stratégiques – et diminue les prélèvements de matières premières vierges ;
- le recyclage favorise la réintégration des matières dans le cycle économique et réduit ainsi le volume mis en décharge ;
- l’utilisation des déchets résiduels comme source d’énergie permet de diminuer le recours aux ressources fossiles importées.
Le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe un objectif de valorisation de 65% des déchets à l’horizon 2025. Le plan industriel « recyclage et matériaux verts » de la nouvelle France industrielle a pour but de développer des solutions industrielles innovantes de recyclage des déchets. Ces neuf nouveaux projets de recyclage et de valorisation de déchets et d’écologie industrielle aujourd’hui soutenus par l’Etat, participeront à l’atteinte de ces objectifs, en testant et validant des solutions innovantes et économiquement porteuses.
Une dizaine d’autres projets sont actuellement en cours d’instruction ou de contractualisation. Un nouvel appel à projets sur la thématique de l’économie circulaire sera publié d’ici l’été.
MACHAON : recycler des plastiques souples
250 000 tonnes de déchets de plastiques souples (sacs plastiques, sacs des collectes sélectives, bâches, blisters, enveloppes de packs de boissons..) se trouvent aujourd’hui dans les ordures ménagères et les déchets d’activités économiques en France. Ces déchets sont actuellement enfouis ou incinérés dans leur très grande majorité.
Le projet MACHAON permettra le déploiement et l’amélioration d’un procédé de transformation de ces films plastiques. Les granulés de polyéthylène recyclé serviront notamment à la fabrication de sacs poubelle. L’usine, située en Champagne-Ardenne, aura la capacité de traiter 15 000 t/an de déchets. L’installation permettra de structurer à long terme une filière « recyclage de plastique souple ménager » et de créer une trentaine d’emplois.
HPI PVB : régénérer le PVB (Polyvinyl Butyral)
Le PVB est une matière plastique utilisée – entre autres – dans la conception des pare-brise automobiles, et dont le taux de recyclage est actuellement quasiment nul. Ainsi, chaque année, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de PVB sont mises en décharge.
Le projet HPI PVB a pour objectif l’élaboration d’un procédé innovant de régénération de ce matériau dont les propriétés physiques intéressent un grand nombre d’acteurs de la plasturgie. En testant la compatibilité du PVB dans diverses applications, en complément ou en substitution à d’autres résines, le projet contribuera à développer une filière de reprise des déchets de PVB en améliorant le taux de recyclage des véhicules hors d’usage et en évitant l’enfouissement de la matière. La matière recyclée pourra être incorporée dans une large gamme de produits où les propriétés du PVB apporteront un avantage technique significatif.
MOTION : éco concevoir et recycler des outillages de verrerie
L’industrie française et celle des arts de la table en particulier souffrent de la crise économique et de la concurrence des pays hors Europe. Les outillages de verrerie représentent 5 à 15% du coût final des articles en verre. Ils contribuent fortement à la qualité des produits et représentent un levier de compétitivité non négligeable pour la filière.
Le projet MOTION propose d’appliquer des solutions d’éco-conception sur tout le cycle de vie des outillages de verrerie : utilisation de matières recyclées et réduction de la consommation de matériaux nobles en phase de fabrication ; optimisation de leur usage ; valorisation des outillages usagés. L’objectif est au final, de produire moins de déchets, de réduire les impacts environnementaux sur toute la vie des outils et de réduire d’environ 25% la part du coût de l’outillage dans le coût de revient d’un article.
ARKOMETHA : valoriser les déchets organiques
La méthanisation est une voie privilégiée de traitement des déchets organiques. Le plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) lancé en mars 2013 par le gouvernement tend à favoriser le développement d’une filière française intégrant l’activité agricole avec comme objectif la conservation de l’azote. En effet, la méthanisation des substrats de ferme, des bio-déchets et des déchets de l’industrie agroalimentaire représente un fort potentiel de production d’énergie (biogaz) et de restitution de matière au sol, notamment de l’azote minéralisé.
Le projet ARKOMETHA ambitionne le développement d’une filière de méthanisation reposant sur une innovation technologique en rupture avec les procédés conventionnels : la méthanisation par voie épaisse, qui repose sur l’injection modulée de biogaz dans le réacteur en fonction de la viscosité et la gestion compartimentée des milieux de fermentation. Le développement de cette innovation française, exportable et compétitive, permettra la création d’unités de méthanisation plus rentables et qui contribueront à la production d’énergie renouvelable tout en réduisant l’utilisation d’engrais de synthèse.
DELION France : recycler des papiers complexes à recycler
Ce projet remet en activité le site industriel de Voreppe (Isère) et met en œuvre une première mondiale.
L’objectif est de recycler des papiers ayant subi des traitements spécifiques (glassine, REH) afin de résister à l’humidité ou à des colles : affiches, étiquettes, dos d’autocollants. DELION France fabriquera à partir de ces déchets une pâte cellulosique marchande de haute qualité, en substitution à de la pâte vierge fabriquée à partir d’eucalyptus. Cette pâte sera revendue à des industriels du secteur de l’hygiène et de l’emballage mais également à des producteurs de papier. Les boues issues du processus de recyclage ainsi que les papiers collectés mais indésirables pour le traitement seront utilisés pour fabriquer notamment des panneaux d’isolation dans le bâtiment. D’une capacité de production de 140 000 tonnes de pâte dans un premier temps, le site créera près de 70 emplois à court terme et 130 à moyen terme.
SOLOVER : recycler le verre plat
En complément des lignes de tri du verre creux (bouteilles) dont elle dispose, l’entreprise SOLOVER construira sur son site de Saint-Romain-le-Puy une ligne innovante capable de trier le verre plat issu notamment des secteurs de l’automobile et du bâtiment pour en améliorer la valorisation sur les plans technique et économique. En particulier, ce projet permettra de fournir de la matière issue de déchets pour des débouchés à plus haute valeur ajoutée en obtenant un verre blanc d’excellente qualité, capable d’être incorporé comme matière première par l’industrie du verre plat, particulièrement exigeante.
Pour atteindre le niveau de qualité escompté, des technologies de tri spécifiques seront développées et leur mise en œuvre particulièrement optimisée.
UEX 2 : traiter et valoriser des batteries lithium de véhicules électriques et hybrides.
Le projet UEX2 permettra de diagnostiquer les batteries en entrée de procédé, de traiter ces batteries afin de valoriser les matières contenues tout en limitant les consommations d’énergie et les impacts sur l’environnement, afin de proposer un produit nouveau à valeur ajoutée sur le marché (batterie de seconde vie). Cette évolution du rôle du recycleur en producteur de batteries est rendue possible grâce à un partenariat complémentaire SNAM-CEA, à un haut niveau de qualité du procédé, et à une valorisation importante des matières premières issues de celui-ci. Le couplage pyrolyse-hydrométallurgie, unique au monde, s’appuiera sur deux sites de SNAM, pérennisant et renforçant les emplois tout en développant un gisement de ressources stratégiques.
PRITE : recyclage et valorisation de déchets caoutchouteux
STC recycle et réutilise des rebuts issus de plusieurs secteurs industriels français (2 300T pour 2014 de chutes de nitrile, de butyle, de latex, etc.) dans ses différents produits (ex. des matelas pour vaches, comme constituants du garnissage moelleux). Le projet PRITE présente plusieurs objectifs, tous conçus pour exploiter des gisements de déchets existant et les transformer en produits commercialisables :
- structurer la chaîne de valeur complète de la production de tapis pour vaches aujourd’hui importés, grâce à un procédé inédit de vulcanisation du caoutchouc (à partir de pneus usagés) et un partenariat couvrant la filière,
- développer un procédé de découpe par jet d’eau haute pression de caoutchouc armé et usagé (bandes de convoyages usagées),
- identifier la formulation adéquate et le procédé adapté à la pulvérisation de copolymères sur des surfaces élastomères recyclées à l’échelle industrielle,
- déployer une machine spéciale (avec découpe et couture en continu) pour la fabrication industrielle de sacs de lestage à ensilage contenant des poudrettes de caoutchoucs recyclés.
CYCLAPROVE : valoriser des déchets organiques par l’insecte
Les producteurs de déchets organiques (biodéchets) ont actuellement le choix entre deux filières de valorisation : énergétique (méthanisation) ou organique (compostage). CYCLAPROVE ambitionne d’ouvrir une troisième voie : la valorisation matière par l’insecte, recyclant les biodéchets en protéines, huiles et autres dérivés d’insectes.
A terme, c’est environ 13 000t/an de biodéchets qui seront valorisés dans chaque unité, produisant de nouvelles matières premières, sans peser sur l’occupation des sols. Les protéines et huiles répondront à une demande nationale pour l’alimentation animale en forte croissance, et viendront en substitution de produits importés ou non durables comme les farines de poisson. Le fractionnement des dérivés d’insectes permet d’obtenir de nombreux sous-produits à forte valeur ajoutée (comme la chitine) utiles au développement de la chimie verte (biocarburants, colles, chitosan, etc.). Enfin, les déjections d’insectes fixent l’azote résiduel dans un fertilisant organique directement utilisable pour l’agriculture biologique.
CYCLAPROVE contribue ainsi à la création d’une offre innovante de valorisation des biodéchets et au développement d’une véritable filière française de l’entomoculture industrielle.